Je suis Sophie Dutheil, dite SoFi (*), née en 1963.
À l’adolescence, je découvre la peinture, qui devient très tôt un espace d’expression, de respiration et de liberté.
En 1979 à Montpellier, dans l'Atelier d'Annie et Jérôme Bessil, artistes régionaux, je prépare, à seulement 16 ans, deux concours d’entrée dans deux écoles des beaux-arts.
Les concours sont réussis : je débute des études artistiques.
Pourtant, par manque de confiance en moi — déjà — et malgré les encouragements de mes professeurs, je ne me présente pas aux examens. Guidée par d’autres urgences et d’autres élans, j'ai interrompu mes études. Mon enfant naît en 1982.
En août 1985, une épreuve difficile bouleverse ma vie. Je rejoins ma famille à Paris avec mon fils.
Deux ans plus tard, en avril 1987, j'entre par hasard au ministère de la Culture, un environnement où l’art s’observe, se soutient, mais il devient plus compliqué de peindre au quotidien.
Pourtant, je n’abandonne jamais la peinture. Ce n’est ni un "hobby" ni une distraction : c’est mon refuge, ma langue intérieure.
La peinture m’a accompagnée toute ma vie, comme la musique — classique durant mon enfance, puis pop et rock.
Elle était là dans les élans comme dans les périodes sombres, silencieuse et fidèle jusqu’à mes 42 ans. Elle m’a aidée à supporter cet univers administratif si éloigné de mon milieu d’origine et du monde artistique que je n’aurais jamais dû quitter.
Puis vient le silence. Une pause longue. Nécessaire.
Août 2024 : quelque chose se rouvre. Le geste revient. Les couleurs aussi. Depuis, je peins à nouveau, avec l’élan de celles qui retrouvent une langue oubliée. Chaque œuvre devient un fragment de vie, traversée avec intensité.
• Automne 2025 : participation à la 7ᵉ édition de Art Beyond Borders, à Milan (Italie), exposition collective (2 toiles présentées).
• Cotée Akoun en octobre 2025.
(*) Je tiens particulièrement à la typographie de mon pseudo.
